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Entretien avec NJI LOUH Amadou, Enseignant à la retraite et Fondateur de l´Ecole Les Petits LOUH.

 
Le ministre de l’éducation de base a signé en date du 31 juillet 2012 un arrêté portant interdiction de fonctionner à certains établissements scolaires privés relevant du Ministère de L’éducation de Base dans la Région de L’ouest.


Le ministre de l’éducation de base a signé en date du 31 juillet 2012 un arrêté portant interdiction de fonctionner à certains établissements scolaires privés relevant du Ministère de L’éducation de Base dans la Région de L’ouest. Au total, 56 écoles laïques  et confessionnelles confondues sont frappées par la mesure et reparties comme suit dans la région :

• 16 écoles dans le département du haut Nkam
• 01 école dans le département des hauts plateaux
• 11 écoles dans la Menoua
• 02 écoles dans le Ndé
. Et tenez-vous tranquille 29 écoles dans le département du Noun.

Le motif récurent pour toutes ces écoles frappées par la mesure est le défaut d’acte de déclaration  de création et d’ouverture. A Foumban, le cas de la  mythique école Cebec de Fontain créée avant  l’indépendance du Cameroun alimente les polémiques  les plus sensationnelles dans les milieux de l’administration de l’éducation de base au point où certains esprits retors en font une conspiration contre une religion

A  l’évidence, le département du Noun tient la palme d’or d’interdiction avec 29 écoles sur 56 dans la région de L’ouest, soit plus de la moitié des écoles sanctionnées. Dés lors l’on s’interroge. Comment se fait qu’un département réputé être le plus sous scolarisé de la région regorge-t-il le plus grand nombres d’établissements hors la loi ? Le phénomène  ‘’Zaguina’’ s’est-il emparé du système éducatif  dans le Noun? L’école ordinaire de Charlemagne a-t-il encore un sens au pays du célèbre roi Njoya. Pour comprendre les raisons de ces suspensions, nous nous sommes rapprochés vers Nji Louh Amadou, éducateur émérite et chevronné à la retraite en même temps fondateur de la célèbre école primaire et maternelle les petits Louh. Dans un entretien de cœur, de vérité et conviction, il nous promène allégrement dans les nobles sentiers originels et balisés de l’école ordinaire.

Comment avez-vous appris l’interdiction de fonctionner de certains établissements de relevant de l’éducation de base dans le département du Noun?

Merci d’être venu me rendre visite chez moi. J’ai appris cela comme tout le monde, surtout qu’il y  avait des rumeurs qui couraient que l’école maternelle et primaire les petits Louh était fermée, que le collège de la paix était aussi fermé. Alors je suis part à la radio communautaire du Noun pour démentir la rumeur. C’est là-bas que j’ai vu la liste de l’établissement fermé affiché au mur. J’ai plutôt été surpris de constater l’école CEBEC de Fontain figurait sur la liste. Or je rappelle que quand j’étais jeune, à l’école primaire pendant les années 58, je partais dans cette école voir  mon oncle Joseph, que les Bamoun appelaient   « Mensu ».J’ai été vraiment très surpris. Je n’ai pas compris comment un établissement qui date de l’époque coloniale se trouve sur la liste des établissements  hors la loi. Je n’ai pas compris

Vous étiez gêné par rapport à ce cas particulier ca se comprend. Mais de façon générale, vous êtes dit ouf enfin on sort les mauvaises graines des bonnes dans le système éducatif et que voilà certain concurrents qui sont mis hors jeu?

A vrai dire j’étais très gêné  depuis longtemps par un certain laxisme dans la gestion de l’enseignement de base dans notre pays. On ne peut pas confier la formation des  jeunes dans les mais non expertes. A un moment donné je me suis donné l’impression que nous ne sommes pas dans un pays de droit où chacun fait ce qu’il veut. Même en matière de santé un infirmier retraité ouvre une clinique sans autorisation et se passe pour médecin spécialiste dans le traitement de toutes les maladies. J’étais à Foumbot une fois, j’ai vu quelqu’un transformer son poulailler, je dis bien son poulailler en salles de classes. Je ne pense pas que ceux qui ont le respect de la dignité humaine peuvent transformer les enfants en animaux. Même pour ouvrir un poulailler, il faut faire appel à un vétérinaire pour qu’il vous aide au moins à désinfecter les lieux et voir dans quelles conditions les animaux peuvent vivre sainement et à plus haute raison une école qui prépare l’avenir des futurs élites.

Nous savons que pour ouvrir une école il faut respecter un certains nombres de conditions ou des normes  du cahier de charge du ministère de l’éducation de base. Avez-vous connaissance de  ces conditions qu’ancien enseignant?

Ah oui... ah oui... Pour ouvrir une école il faut être propriétaire du terrain. Vous ne pouvez pas louer une maison et en faire des salles de classe. Le bailleur peut venir un matin et mettre les clés sur les portes et les enfants viennent se heurter aux cadenas. La condition primaire est sine qua none, c’est d’être propriétaire d’un terrain. Et puis on ne peut pas demander à n’importe qui d’ouvrir une  école. Est-ce qu’un fou peut ouvrir une école? Il faut qu’on ait des facultés mentales, morales et intellectuelles requises pour encadrer les enfants. Et aussi il faut avoir les salles de classe qui respectent les normes. C´est-à-dire une salle de classe aérée avec pupitre et les tables bancs classiques. J’ai bien vu à Yaoundé des hommes qui  ont transformé la cuisine de leur  femme en jardin d’enfant ou  leur propre maison en salles de classes. Non il y a des normes qu’il faut respecter. Il faut avoir des aires de jeu. Le jeu existe dans l’enfant. Pour bien apprendre, l’enfant doit jouer et c’est un  signe qui montre qu’il se porte bien. Également, il doit avoir des aires et  de détente car en récréation, les enfants peuvent discuter entre eux sur la ce qui vient de se passer dans la salle de classe. Au delà de tout cela il y le respect de la dignité humaine parce que l’école ordinaire est un lieu qui accueille les êtres humains. On mage à l’école. On joue à l’école. On étudie à l’école. L’école est un cadre de vie exceptionnel.

En ce qui vous concerne vous principalement, comment avez- vous eu l’autorisation? En démarrant avec les salles de classe d’abord d’engager la procédure d’obtention de l’autorisation comme c’est généralement le cas?

Je peux vous faire l’historique de mon école. Lorsque j’ai fait la demande d’obtention d’un terrain au feu sultan NJIMOLUH Seïdou qui à l’époque était maire de la commune urbaine de Foumban, j’explicité dans ma demande qu’il s’agissait d’un terrain où je devrais à la fois construire ma case personnelle et mon école. A la demande, j’ai joins le plan de l’école. A vrai dire à cette époque, j’étais le tout premier censeur au lycée classique de Foumban que vous appelez maintenant lycée bilingue. J’avais constaté que le quartier des élites créé par le sultan Njimolouh Seïdou n’avait pas d’infrastructure scolaire. C’est ainsi qu’en introduisant ma demande, j’ai joins le plan d’une école moderne Avant donc de construire ma première salle de classe, j’avais déjà mon titre foncier. Mais  pour être sincère, j’ai commencé avec une salle de classe en 1997 avant d’engager la procédure de création d’une école au ministère de l’éducation nationale à Yaoundé. Et je vous jure que ces premiers élèves avec qui j’ai commencé ont eu chacun son bac à 18 ans au plus sans redoubler une seule classe au secondaire. Ils sont partis d’un trait après avoir fini l’école primaire avec moi. Si je mens que les parents de ces enfants viennent démentir.

Toujours en matière de respect des normes quels sont vos effectifs par salle de classe?

A ce sujet j’ai été extrêmement rigoureux en matière de norme. Je ne voulais pas des salles de classe qui peuvent contenir 100 à 150 élèves comme on voit partout. Chez moi le maximum c’est 35 élèves par classe. Ils sont assis 2 par bancs. Vous pouvez aller vérifier. Mon école ne développe pas l’agressivité. Quand les élèves sont assis 10 par bancs chacun est obligé de ce battre pour s’assoir aisément. Et c’est pourquoi devenus majeur, ils sont très violents et parfois des agresseurs. L’école n’est pas un centre de développement de l’agressivité. Est un haut lieu de culture et surtout de respect de la dignité humaine. Je vois autour de moi des salles de classe sans pupitre, et l’enseignant est obligé de s’assoir sur les tables bancs comme les élèves .Ce n’est pas normal! La classe doit être décorée avec les cartes géographiques du Noun, de la région de l’ouest, du Cameroun, etc.…cette école ordinaire qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui, c’est cela  que le fais ici, c´est-à-dire une école où l’enfant est heureux d’apprendre, et le maître heureux d’enseigner. Voilà l’école ordinaire les petits Louh.

vous n’avez donc  pas besoin de besoin de beaucoup d’argent en recrutent seulement 35 par salle de classe?

Il faut avoir une certaine idée de l’éducation. L’école n’est pas une boutique et l’enfant un client. Nous recrutons l’enfant ici à partir de 3 ans à la petite section. Il évolue graduellement vers la moyenne section, la grande section ainsi de suite. Après la première année, ils entre directement au cours préparatoire et évolue graduellement jusqu’à l’obtention du CEP. La maternelle développe le goût des apprentissages avec tout ce que nous mettons à leur disposition pour acquérir une méthode, comme jeux et espace de divertissement. Et surtout, nous somme très rigide  le recrutement des enfants qui viennent des autres écoles. Chaque fois nous les soumettons à un petit test. Cette année un parent est venu inscrire son enfant en prétextant qu’il est prêt pour le cours préparatoire. Après un petit test j’ai exigé qu’il soit inscrit en grande section. Le parent a refusé et est parti avec son enfant. Chez moi, c’est à prendre ou à laisser. Je n’ai pas crée cette école pour m’enrichir. C’est après les Petits Louh

Et à propos des petits Louh, avez vous avez vous-même suivi vos propres enfants?

Alors…. (Rire). Je dis avec fierté que la même éducation que j’ai donné à mes propres enfants, c’est la même que j’essaye de donner à ceux de mes propres concitoyens.  J’ai six enfants et je ne le dis pas aves publicité. Quatre sont ingénieur, et les deux autres en Europe entrain d’étudier. Comment un enseignant ne peut pas faire des bons citoyens en commençant par ses propres enfants? Je crois que c’est ma petite contribution à la construction de l’édifice nationale. Quand mes détracteurs racontaient partout  qu’on a fermé les petits Louh, je ris parce que c’est ridicule. J’aimerais que vous visitiez bien cette école et vous verrez que je suis méticuleux sur les infrastructures éducatives et sportives. Un grand pédagogue ne peut pas éduquer les enfants en faisant fi aux infrastructures sportives. Devant  la télé un jour, j’ai vu un reportage sur une école en Chine. Il y avait dans cette école maternelle  une barre de gymnastique et les enfants tournaient, tournaient sans cesse. Le lendemain j’ai fais la même chose dans mon école, cela ne coûte rien. Allez voir. C’est fantastique, les enfants se discutent la barre. Ne soyez pas surpris de voir les bons acrobates chez nous.

Quel est le profil de vos enseignants?

Tous mes enseignants sortent de l’école normale. Même la dame qui enseigne l’anglais dans toutes les classes sort de l’école normale de Kumbo. Ce sont des personnalités qui ont été formés pour transmettre les connaissances. Maintenant sur le terrain, nous essayons d’améliorer les pratiques. J’ai l’habitude de leur faire comprendre que vous avez les grandes théories. Mais vous n’avez pas eu l’occasion de tenir seul une salle de classe. Ensemble nous nous aidons à donner le maximum à l’enfant.

Suivez-vous les programmes scolaires du ministère de l’enseignement de base?

Mon école est une école laïque privée qui travaille en fonction du des horaires et programmes du ministère de l’enseignement de base. Mon rôle c’est d’aider mes enseignants à exécuter à la lettre ce programme. Si nous arrivons et à exécuter bien ce programme et à l’approfondir même, l’enfant va continuer ses études sans difficulté. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tous nos enfants évoluent dans leurs étude jusqu’à l’obtention du Bac sans difficultés parce que l’essentiel c’est la base. C’est à partir de 4 ou 5 ans que les choses se fixent d’une façon définitive chez l’enfant. Les parents doivent faire très attention de leur comportement à partir de cette période. Si vous développer le gout de la lecture et d’apprendre l’enfant à cette période je vous jure qu’il est parti une fois pour toute.

La pratique du bilinguisme est-elle effective chez vous?

(Rire) qu’entendez-vous par bilinguisme? Si je comprends bien moyen l’enfant bilingue peut passer en même temps le CEP et le first scholl certificate, les deux concours d’entrée au secondaire. A mon sens c’est cela le bilinguisme. Quand vous parlez de lycée bilingue, l’enfant peut en même temps passer le BEPC et Ordinary Level et dés qu’il arrive en terminale il peut en même temps passer le bac et le advanced level. Là nous sommes d’accords. Mais si c’est une cohabitation entre francophones et anglophone qui risque de créer une attitude hybride c’est-dire que l’enfant n’est ni francophone ni anglophone, c’est grave. Et je comprends l’existence du francamglais. Il ne fau pas tromper les enfants. Et, monsieur le journaliste, disons la vérité. La France ou l’Angleterre qui nous ont colonisés, les grandes puissances mondiales comme les États-Unis d’ Amérique sont-ils bilingue? Je pense que s’il faut apprendre le français il l’apprendre, le parler et l’écrire bien. Il en est de même pour l’anglais ou toute autre langue. Il faut qu’on s’entende sur cette affaire là et je sais que mon pays est bilingue. Chez moi l’anglais s’enseigne comme deuxième langue.

Je suis fier d’être francophone et c’est tout. Dans le système d’échange avec les grandes puissances il faut maîtriser la langue de communication pour en tirer le maximum de profit. Une langue sert à communiquer et à communiquer bien. A l’époque où nous venions d’acquérir les indépendances, des parler de singer les blancs. Mais la colonisation n’a pas réussi chez nous parce que nous n’avons pas réussi à apprendre comment les blancs géraient les écoles, les hôpitaux  ou la voirie. Il n’y a pas de honte apprendre cela. Regardez, ou en l’Afrique au sud du Sahara ? Et parlaient toujours de singer le blanc. Nous avons tous les problèmes au monde parce que nous n’avons appris à singer le blanc. Même politique, il faut apprendre à gérer la démocratie. Sinon l’Afrique sera à l’image du Rwanda, du Burundi ou de la Côte d’Ivoire.il  faut apprendre à singer le blanc en démocratie. Je m’efforce à ce les Petits Louh apprennent le Français très bien et qu’ils utilisent l’anglais comme seconde langue.

Vos enfants ont-ils accès aux TIC?

Bien sûr que oui. Il faut apprendre aussi à être moderne. Et ma femme qui dirige l’école est plus moderne que moi. Elle a déjà installé des ordinateurs. Deux fois par semaine chaque enfant s’exerce à l’utilisation de l’outil informatique. Nous avons  même recruté une formatrice à cela. Il de faut pas que l’Afrique loupe l’ère du numérique. L’accès aux techniques de l’information me paraît plus important que le bilinguisme cohabitation. Il faut apprendre comment la Belgique ou le Canada font le bilinguisme, sinon notre bilinguisme va se retourner contre nous

Comment les enfants se nourrissent-ils dans votre école?

Je suis entrain de réfléchir comment créer une cantine et un cuisinier professionnel. On n’improvise pas une cantine. Chez moi on ne vend du haricot ou des beignets qui ont dormi comme partout ailleurs. Notre rôle n’est d’intoxiquer les enfants. Nous imposons aux parents de toujours préparer un gouter à leurs enfants pour la recréation. Je veux un truc moderne comme je le vois dans les pays européens. Et vous savez ma force? Si pouvais vraiment comprendre comment les français sont arrivé au Cameroun et ont colonisé mon pays, ont crée les écoles et les hôpitaux, si je parviens à comprendre comment ces hommes géraient mon pays pour gérer mon école à leur image, vraiment je serai un grand homme. Quand j’enseignais, je disais souvent à mes élèves que notre colonisation était un échec. Si nous avions pris le temps pour maîtrise exactement  ce passé colonial aulieu de crier partout que le colon nous a exploité, il nous a fait ceci ou cela pour le mettre en pratique dans les présent nous ne serions pas dans cette situation actuelle. Ce passé colonial bien maîtrisé et appliqué aurait apporté beaucoup de chose à notre pays.

Êtes vous donc un bon nègre ?

Attention. La France a été colonisée par les romains. Quand nous africains disons nos ancêtres les gaulois, les français disent aussi nos ancêtres les romains. Les techniques agricoles et d’administration que les romains ont introduites en France, les français les ont maitrisées. La France est une grande nation. Moi je pense que le passé colonial ne devrait pas être une honte ou un tabou. Nous avons passé 40 ans avec les allemand, 40 ans avec les anglais, 40 ans avec les français ou en sommes nous. Nous n’avons pas su singer le blanc, Je ne dis pas que nous ne devrons pas faire fi à notre culture. Je dis seulement que nous n’avons pas su maîtriser la colonisation. C’est un passé colonial est une réalité et doit nous servir à vivre dans le présent. Si les enfants français ou britanniques sont bien dans leur écoles pourquoi pas les nôtres? Chaque années ils font des reformes parce qu’ils veulent faire de l’homme l’agent du développement. Voyez vous j’étais récemment au barrage de Bamenjin et j’ai vu que les turbines étaient remplies de boue. Vous ne verrez jamais cela chez les blancs.

Puisque vous singez bien le blanc, quels sont les statistiques de vos résultats?

Eh bien j’ai eu l’année passée 100% au CEP et 100% au concours d’entrée en sixième. Je crois les attentes des parents et des élèves ont été satisfaites. Et même les attentes de l’administration parce que quand l’enfant échoue, c’est une perte énorme pour notre pays.

Pour sortir, avez-vous dit par rapport à la fermeture de certains établissement que ouf voilà des adversaires qui son mis hors jeu?

Sincèrement je suis pour la concurrence parce qu’il faut beaucoup d’établissements pour améliorer la qualité de l’enseignement. J’invite tout simplement les fondateurs de ces établissements de se mettre en règle. Je ne peux pas seul éduquer tous les enfants de la ville de Foumban. Et surtout comme je limite mes effectifs, où iront d’autres enfants? Je voudrai même ici lancer un appel à tous les fondateurs des écoles privées qu’on s’entende pour donner une éducation de qualité à nos enfants en commençant d’abords par le respect des lois et règlements de la République. Surtout j’aimerais que tous les fondateurs des écoleS primaires privées du Nous se retrouvent autour d’une plate forme pour discuter de nos problèmes et partager nos expériences. Quand par exemple, quand Louh a le premier prix de salubrité dans le Noun, que les autres aient l’humilité de me demander quel et mon secret. Nous ne pouvons pas éduquer non enfants en rangs dispersés. Une association des fondateurs dans la ville de Foumban me semble urgente. Laissons de côté nos haines, nos divisions et nos jalousies pour nous consacrer à l’éducation des enfants. Il y va de leur intérêt supérieur.


Propos recueillis par Paul Eben-Eser KPOUMIE Royaumebamoun.com, Foumban


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