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Pour une elite responsable et integre.
(posté le: 06.01.2007      par  Mr NCHARE Abdoulaye Laziz )



 J`ai souvent remarque que les uns et les autres comprennent plus ou moins mal la definition meme du terme elite que les gens utilisent de tord et a travers dans ce forum. Dans le Noun, les acteurs meme du developpement de la ville de Foumban sont parfois marginalises ou simplement proscrits de cette caste de personnes que toute la communaute considere etre des intellectuels. La notion d`intellectuel elle meme prete parfois a confusion, parce qu`on ne s`autoproclame pas intellectuel ou elite, il faut avoir engrage une certaine qualite morale, intrinseque et intellectuelle reconnue tant sur le plan national comme international. L`elite pour moi correspond, dans le contexte du departement du Noun a cette caste de personnes qui de par leur action ont pu contribuer de maniere considerable au rayonnement du Noun, peu importe leur niveau intellectuel et leur appartenance a une famille politique. Les anticaires par exemple constituent pour moi le fer de lance du decollage de notre economie, il suffit simplement qu`ils soient bien encadres et bien organises de maniere a ce que leur action conjuguee propulse notre economie plus loin. Les enseignants, les commercants, les ingenieurs et certains decideurs politiques issus du terroir constituent un vivier d`une elite qui gagnerait a ne plus se tirer dessus en sorte que notre harmonie au sein de la meme famille Bamum facilite notre developpement integral. Les predicateurs religieux, pour ceux qui sont serieux sont aussi un atout considerable, dans la mesure ou, cette tranche d`elite moralise notre societe, inculque en elle l`ethique, les valeurs d`acetisme prechees par les livres reveles. Si nous respectons scrupuleusement leurs enseignements, notre elite sortirait grandie, dans la mesure ou l`islam comme le christianisme prechent la paix, l`amour et la tolerance. Valeurs somme toute susceptibles de nous edifier de maniere a nous reconcilier et d`engager notre cite sur la voie du developpement.
  J`espere que ce forum est un lieu par excellence de remise en question de ce qui n`a pas marche hier pour mettre sur pied les jalons d`une reussite socio-economique future.
 Merci de votre aimable attention.




Envoyé par:  Mr NCHARE Abdoulaye LazizDate:  27.01.2007 [00:41]
Le moteur du developpement
Je pense sincerement a lire la premiere reaction au role de l`elite, que notre action je ne vais pas cesser de le marteler, est de former un esprit incisif et critique. Si les gens peuvent deja se mettre ensemble et discuter comme c`est le cas a ce forum, c`est un pas positif vers le developpement. Ne dit on pas tres souvent que toute prise de conscience est un pas non negligeable vers le developpement pour lequel nous discutons dans ce forum.
 Je crois aussi avec conviction, que nous devons etre toujours conciliants, sans nous laisser prendre par les revers nocifs de la passion, qui nous aveugle malheureusement et nous egare de maniere dangereuse a voir clair sur les vrais problemes. Notre vrai probleme, est de nous retrouver un peu comme coince dans deux courants de pensee antagonistes qui nous tiennent en otage depuis l`avenement du multipartisne. Si la democratie a apporte un courant de pensee nouveau dans le Noun, le danger que cela comporte est qu`elle a egalement ouvert la porte a plus d`irresponsabilite, plus d`ignorance, bref a abattardi une masse importante de nos populations, pour qui notre reussite economique passait essentiellement par la recuperation du palais d`Etoudi.
  Je pense que nous devons etre plus realiste, retonons que meme a Mvomeka, il y a coupure d`eau, d`electricite, et que les villageois de ce coin perdu dans la foret equatoriale sont aussi pauvres et sous scolarises au meme titre que nos Bamun de Malantouen, Magba, Massangam, Kouoptamo etc. Nous ne reussirons a nous developper que grace a nos efforts, a nos sacrifices, et a notre capacite a nous assumer integralement sans attendre les faveurs politiques d`un des autres si jamais le destin lui ouvrait les portes de la magistrature supreme.
 Nous avons plus besoin des bamun mieux formes, mieux encadres, bref civilement responsables sur qui nous devons nous fonder pour assoeir les bases d`une societe plus sure. On ne peux aller nulle part avec une masse d`ignorants, je me dis franchement que l`ignorance est en partie responsable de notre sous-developpement.
 C`est un constat, et non une fatalite pour autant. Nous devons nous battre chaque jour pour acquerir plus de lucidite, plus de clairvoyance pour ne plus nous faire fourvoyer par des vendeurs d`illusion qui nous brandissent a chaque fois, leur immunite intellectuel pour nous plonger dans les profondeurs abyssalles de la pauvrete. Ayons le courage de remettre toujours en question un systeme qui n`a pas marche. Le sultanat, escusez-moi a demontre ses limites depuis des lustres, et a l`allure ou vont les choses, rien n`est plus sur.
 Si nous continueons etre divises pour des raisons royalistes, je crois que nous plongerons davantage dans l`ocean de misere, ce qui n`est pas notre souhait quand nous exposons de maniere frontale notre oppinion sur la question du developpement.
 Merci de votre aimable attention.

Envoyé par:  Mr PAMOM HamidDate:  23.01.2007 [12:59]

Bonjour Aziz.

Il est difficile de donner un point de vue critique sur une analyse
quoique brève, mais conciliante comme celle que tu viens de faire sur
le rôle de l’intellectuel et de l’élite de notre département. Pourtant,
à te lire, on a l’impression que tous les ingrédients sont réunis pour
impulser le développement du département du Noun. si enseignants,
commerçants,ingénieurs, décideurs politiques, religieux, intellectuels
issus du terroir se quotoyent au quotidien, ilest évident que leur
engagement
pour sortir le département et ses ressortissants de la galère reste
sujet à quotion, à moins que ce ne soit la méthode qui ne soit pas la
bonne ou encore que notre département n`aie pas encore la masse
crétique d`intellectuel nécessaire pour impulser le décollage de notre
région. sinon, d’où vient-il alors que nous continuons de nous enfoncer
dans la misère ? Question à laquelle j’ai du mal à trouver
une réponse. Dois-je pour autant me contenter du constat de mon
incapacité ou difficulté à trouver réponse à cette question ?

 

   Au risque de redire ce qui l`a déjà été, je pense que nous sommes un peu trop amorphes et individualistes
dans ce département. S`il est vrai que très peu parmi nous sont prêts à
prendre des initiatives pour sortir des sentiers battus, il est aussi
vrai que le "se mettre ensemble" pour des actions concertées dans la
durée
et dans l`espace n`est pas dans nos meurs (jentends par espace, le
département tout entier et non nos village respectifs pour lesquels
certains en font beaucoup.

    Que voulez-vous, on a
l’impression que nous nous sommes mis des barrières dans lesquelles
nous avons enfermé nos ambitions. On ne pense pas à s’associer avec les
frères, sœurs ou les voisins pour mettre quelque chose de structuré sur
pied. De toutes les façons, il n’y a pas de cadre à cet effet. Et c’est
à ce niveau que devrait intervenir l’élite ou l’intellectuel. Au lieu
de déployer de l’énergie pour écraser ou exploiter le peuple, il est
important que ceux qui ont assez de recul se mettent leur intellect en
branle pour encadrer ce peuple qui se bat dans toutes les directions et
avec tous les moyens à leur disposition. Je ne le dirais pas assez,
nous souffrons d’une crise de management doublée d’une crise de
confiance.

  Le second blocage dû à la crise de confiance vient du fait que beaucoup d’entre nous se sont déjàfais
roulés. Et comme dit l’adage, lorsqu’on a été mordu par un serpent, on
devient prudent à la vue du vers de terre.  Mais, je pense que la
définition d’un cadre juridique (et psychologique, parcequ’il faut
communiquer, redonner confiance à tout ce monde dont les bonnes
intentions seraient bloquées pas la suspicion) serein pourrait remédier
à ce problème.
A ce niveau encore, l’intellectuel est une fois encore interpellé. 
Pour terminer, je
souhaite que nous soyons plus engagés dans la recherche et la mise sur pied de
solutions pour résoudre la sournoise et mutante équation de la misère dans le Noun.













Envoyé par:  Mr PAMOM HamidDate:  23.01.2007 [12:38]


Bonjour Aziz.






     Il est
difficile de
donner un point de vue critique sur une analyse quoique brève, mais
conciliante
comme celle que tu viens de faire sur le rôle de l’intellectuel et de
l’élite
de notre département. Pourtant, à te lire, on a l’impression que tous
les
ingrédients sont réunis pour impulser le développement du département
du Noun. si enseignants, commerçants,ingénieurs, décideurs politiques,
religieux, intellectuels issus du terroir se quotoyent au quotidien, il
est évident que leur engagement pour sortir le département et ses
ressortissants de la galère reste sujet à quotion, à moins que ce ne
soit la méthode qui ne soit pas la bonne ou encore que notre
département n`aie pas encore la masse crétique d`intellectuel
nécessaire pour impulser le décollage de notre région. sinon, d’où
vient-il alors que nous continuons de nous enfoncer dans la
misère ? Question à laquelle j’ai du mal à
trouver une réponse. Dois-je pour autant me contenter du constat de mon incapacité ou
difficulté à trouver réponse à cette question ?






   Au
risque de redire
ce qui l`a déjà été, je pense que nous sommes un peu trop amorphes et
individualistes dans ce
département. S`il est vrai que très peu parmi nous sont prêts à prendre
des initiatives pour sortir des sentiers
battus, il est aussi vrai que le "se mettre ensemble" pour des actions
concertées dans la durée et dans l`espace n`est pas dans nos meurs
(jentends par espace, le département tout entier et non nos village
respectifs pour lesquels certains en font beaucoup.


Pour ce qui des sentiers battus, nous voulons tous
faire ce qu’on a vu faire à côté. Tenez, que dit-on souvent dans nos
milieux, lorsqu` un
bamoun a un peu d’argent, que fait-il ? il achète un car de
transport ou
bien il épouse une autre femme. Dans certains cas, on s’achète une
voiture qui « dépasse »
celle du voisin ou bien il se construit une maison anti-économique, on
va à la Mecque pour la n_ième fois.
Voilà ce à quoi on pense lorsqu’on a un peu d’argent.  Voilà quelques unes de nos ambitions. 






    Que voulez-vous, on
a l’impression que nous nous sommes mis des barrières dans lesquelles nous
avons enfermé nos ambitions. On ne pense pas à s’associer avec les frères, sœurs
ou les voisins pour mettre quelque chose de structuré sur pied. De toutes les
façons, il n’y a pas de cadre à cet effet. Et c’est à ce niveau que devrait
intervenir l’élite ou l’intellectuel. Au lieu de déployer de l’énergie pour
écraser ou exploiter le peuple, il est important que ceux qui ont assez de
recul se mettent leur intellect en branle pour encadrer ce peuple qui se bat
dans toutes les directions et avec tous les moyens à leur disposition. Je ne le
dirais pas assez, nous souffrons d’une crise de management doublée d’une crise
de confiance.






   La crise de
management vient du fait que ceux que nous considérons comme les leaders d’opinion
(tout bords confondus) nous confinent dans un couloir qui ne sert plus les
intérêts du peuple bamoun. Je sais que l’environnement socio-économique n’est
des plus favorables, mais il y quelque chose à faire. Il y a des gens qui sont
plus écoutés que d’autres dans notre département. Je suis presque certain qu’on
a toujours une oreille attentive vis-à-vis de tel ou de tel. Tous (ou la
majorité) de ceux que nous nous considérons comme les têtes de proues peuvent,
dans l’intérêt du peuple se concerter pour un trêve et penser au comment
rassembler ce peuple dont les efforts ne demandent qu’à être canalisés pour
plus d’efficacité.






    Le second blocage
dû à la crise de confiance vient du fait que beaucoup d’entre nous se sont déjà
fais roulés. Et comme dit l’adage, lorsqu’on a été mordu par un serpent, on
devient prudent à la vue du vers de terre.  Mais, je pense que la définition d’un cadre
juridique (et psychologique, parcequ’il 
faut communiquer, redonner confiance à tout ce monde dont les bonnes
intention seraient bloquées pas la suspicion) serein pourrait remédier à ce problème.
A ce niveau encore, l’intellectuel est une fois encore interpellé.  






   Pour terminer, je
souhaite que nous soyons plus engagés dans la recherche et la mise sur pied de
solutions pour résoudre la sournoise équation de la misère dans le Noun.






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